Cristallisation secrète, Yoko Ogawa
La narratrice vit sur une île où les choses disparaissent. Elle se souvient qu'enfant, sa mère avait un tiroir où elle cachait les objets disparus. Sa mère s'en souvenait, alors qu'elle non. Pourquoi sa mère pouvait s'en souvenir alors que le reste de l'île avait oublié tous ces objets disparus ? Et puis la narratrice a grandi, elle est devenue romancière. Elle vit seule dans la maison de ses parents, elle va voir le grand-père qui vit sur son ferry, qui a disparu bien des années auparavant...
C'est très étrange ce roman, comme tous les romans de cette auteure je crois. Mais si je n'en ai lu qu'un seul, je crois pouvoir dire que celui là est encore plus étrange.
La narratrion est très douce. Et pourtant tout est si étrange ! L'ambiance dans l'île est comme celle d'une guerre. La police secrète est à l'affût des traqueurs de souvenirs. Il est de plus en plus difficile de se procurer à manger. Mais les habitants de l'île ne s'en font pas. Tout a beau disparaître au fur et à mesure, c'est ainsi...
Pourtant la narratrice se pose beaucoup de questions.
On retrouve ses angoisses dans ces romans, qui traitent tous de quelque chose qui a disparu. On a le plaisir de lire son manuscrit en cours d'écriture, qui parle d'une dactylographe qui a perdu sa voix.
Encore une fois c'est très étrange !
La 4è de couverture dit que c'est kafkaïen. Et c'est vrai. Je ne pourrais trouver de meilleur adjectif.
C'est impossible à imaginer, c'est loin, c'est doux, c'est... kafkaïen donc. C'est vraiment extraodinaire. Dans tous les sens du terme.
Et alors que je croyais que ça serait lent et qu'il ne se passerait pas grand chose sinon disparition sur dispartion, ça ne l'est pas du tout.
La narratrice doit cacher R, son éditeur qui lui, se souvient. Et qui, de sa cachette, essaie de ramener les souvenirs à mademoiselle et à grand-père. Mais rien à faire, leurs coeurs n'est que cavité...
Je vais me répéter mais c'est tendre, c'est doux, c'est difficile, c'est beau, c'est laid aussi de voir toutes ces choses disparaître du coeur des habitants de l'île, c'est extraordinaire.
J'en parle mal. C'est finalement très difficile de mettre des mots sur cette histoire... L'effet que j'ai ressenti est vraiment difficile à décrire. Une sorte d'incompréhension et d'angoisse. Alors que la relation entre les personnages est si douce.
Peut-être que la tendresse que j'ai ressenti vient de là. Des sentiments. Alors que la narratrice, au vu de son roman, est vraiment très angoissée par toutes ses disparitions même si elle les acceptent car elle ne peut pas faire autrement de toute façon.
Bref.
C'est magnifique. Extraordinaire. Vraiment très très bien.
PS : encore bravo à Actes Sud pour cette couverture, sublime, et qui représente bien l'atmosphère si étrange, douce et angoissante de ce roman...
C'est très étrange ce roman, comme tous les romans de cette auteure je crois. Mais si je n'en ai lu qu'un seul, je crois pouvoir dire que celui là est encore plus étrange.
La narratrion est très douce. Et pourtant tout est si étrange ! L'ambiance dans l'île est comme celle d'une guerre. La police secrète est à l'affût des traqueurs de souvenirs. Il est de plus en plus difficile de se procurer à manger. Mais les habitants de l'île ne s'en font pas. Tout a beau disparaître au fur et à mesure, c'est ainsi...
Pourtant la narratrice se pose beaucoup de questions.
On retrouve ses angoisses dans ces romans, qui traitent tous de quelque chose qui a disparu. On a le plaisir de lire son manuscrit en cours d'écriture, qui parle d'une dactylographe qui a perdu sa voix.
Encore une fois c'est très étrange !
La 4è de couverture dit que c'est kafkaïen. Et c'est vrai. Je ne pourrais trouver de meilleur adjectif.
C'est impossible à imaginer, c'est loin, c'est doux, c'est... kafkaïen donc. C'est vraiment extraodinaire. Dans tous les sens du terme.
Et alors que je croyais que ça serait lent et qu'il ne se passerait pas grand chose sinon disparition sur dispartion, ça ne l'est pas du tout.
La narratrice doit cacher R, son éditeur qui lui, se souvient. Et qui, de sa cachette, essaie de ramener les souvenirs à mademoiselle et à grand-père. Mais rien à faire, leurs coeurs n'est que cavité...
Je vais me répéter mais c'est tendre, c'est doux, c'est difficile, c'est beau, c'est laid aussi de voir toutes ces choses disparaître du coeur des habitants de l'île, c'est extraordinaire.
J'en parle mal. C'est finalement très difficile de mettre des mots sur cette histoire... L'effet que j'ai ressenti est vraiment difficile à décrire. Une sorte d'incompréhension et d'angoisse. Alors que la relation entre les personnages est si douce.
Peut-être que la tendresse que j'ai ressenti vient de là. Des sentiments. Alors que la narratrice, au vu de son roman, est vraiment très angoissée par toutes ses disparitions même si elle les acceptent car elle ne peut pas faire autrement de toute façon.
Bref.
C'est magnifique. Extraordinaire. Vraiment très très bien.
PS : encore bravo à Actes Sud pour cette couverture, sublime, et qui représente bien l'atmosphère si étrange, douce et angoissante de ce roman...