La bête aveugle, Ranpo Edogawa

Publié le par Emeraude



Mizuki Ranko est une chanteuse et danseuse de musci hall qui fait son come-back notamment grâce à une sculpture la représentant. Alors qu'elle va contempler son propre corps au musée où il est exposé, elle voit alors un homme toucher la sculpture de manière très... déstabilisante. Cet homme très laid s'avère être aveugle. Et il va finir par amener Mizuki dans son antre, une cave de 100 m2 plongée dans le noir...
Mizuki va tomber amoureuse, s'adonner à tous les plaisirs de la chair. A tel point que l'aveugle va se lasser de connaître ce corps féminin jusque dans ses moindres égratignures. Alors ils vont chercher de la jouissance dans la souffrance. Mais là aussi l'aveugle se lasse et il va tuer Mizuki...


C'est vrai que les premières pages de ce roman policier japonais sont très désatibilsants, dérangeantes et malsaines. Et c'est exactement le genre que je cherchais en ouvrant ce livre. Quelque chose de différent et quelque chose de dérangeant.

Mais en lisant le reste j'avoue avoir été un peu déçue.
Déjà je n'ai pas aimé le style, que j'ai trouvé très simple voire trop simple. Mais après tout je ne lis jamais de roman policier japonais et on peut aisément imaginé que ce style là est le style japonais.
Ce qui m'a surtout déçue que je n'ai finalement pas été écoeurée par l'histoire. Elle m'a laissé assez indifférente en fait.

Pourtant, en la racontant jusqu'au bout à mon chéri, je me suis rendue compte que cette histoire avait beaucoup de qualités. Il y a de la beauté dans cette cruauté. Et puis cette grande question jusqu'où peut on aller pour le plaisir et la jouissance? n'est pas inintéressante.
Ce thème là est peut-être le plus intéressant mais pas le seul. La notion du toucher, du corps humain, de l'éveil des sens... Tout cela est abordé et au moment où j'en parle je me rends compte que oui, c'est beau.

Alors je crois que c'est indéniable. Ce polar japonais regorge de qualités. Mais il ne fut pas à la hauteur de mes attentes. J'essaierai sûrement un autre titre, pour voir !

PS : merci Béné, pour le prêt !
PPS : pour une fois la 4è de couv est très juste... en tout cas elle reflète bien ce que j'essaie de vous dire : "... Caresses raffinées pour les plisirs extravagants d'un esthète qui célébrerait l'art dans un monde de beauté purement tactile."

Publié dans Littérature japonaise

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dasola 21/08/2009 15:45

Rebonjour, j'ai lu il y a quelques années des polars de Ranpo Edogawa dont celui-ci. C'est très agréable à lire.

Emeraude 24/08/2009 08:51


Je crois que je vais en lire d'autres !


béné 20/08/2009 22:33

Et bien moi, je l'ai beaucoup aimé. Je n'avais jamais lu de livre pervers comme celui-ci et sensuel à la fois. C'est un livre très étrange voir fantasmagorique qui m'a gêné parfois mais qui m'a donner envie de lire d'autres Edogawa.

Emeraude 21/08/2009 09:06


A vrai dire ça m'a aussi donné envie de lire d'autres livres de cet auteur car comme je le dis dans le billet, c'était objectivement bien, et beau et
intéressant. Je crois jusque que je n'ai pas réussi à entrer dans le trip...


Karine :) 19/08/2009 12:30

Pareil comme Stephie... je me disais, au début que ça semblait super mais bon... pas certaine, finalement...

Emeraude 21/08/2009 09:05


Comme j'ai répondu à Stéphie, je crois qu'en fait je n'étais pas dans le moment pour lire ça. Alors essaie, on ne sait jamais !


Stephie 19/08/2009 09:39

Le début de ton commentaire me branchait bien, le reste me force donc à hésiter. Belle journée !!

Emeraude 21/08/2009 09:04


Oui je crois qu'en fait ce n'était pas le bon moment...