Le cri, Laurent Graff

Notre héro est un péagiste qui regarde les quelques voitures passer dans un sens et puis dans l'autre. Un péagiste qui aime son métier, et qui aime l'ennui. Un péagiste qui déjeune de temps à autre avec un policier sur une aire d'autoroute.
Pendant ce temps, deux tableaux sont volés au musée de la ville d'Oslo. Et un cri violent déchire les tympans de toute la population, sauf quelques "êtres de silence".
Si j'ai acheté ce livre, c'est parce que j'avais beaucoup aimé Il ne vous reste qu'une photo à prendre, du même auteur. Et bien que n'ayant pas du tout aimé son recueil de nouvelles, La vie sur Mars, sur les conseils de Stéphanie, je m'étais décidée à prendre celui-là.
Et puis j'étais intriguée. Comment peut-on écrire une histoire sur un péagiste ? (pour la petite anecdote, "péagiste" est un des métiers que mon père aurait détesté faire, et je le comprends ! ça doit être d'un ennui mortel)
Le verdict ?
Le verdict c'est que je ne comprends pas l'intérêt de l'histoire. C'est du pur anecdotique, sur une ambiance glauque, avec un personnage inintéressant parce qu'il ne lui arrive rien ou presque. Que les personnages secondaires ne sont que de passages alors que finalement, on aimerait bien, peut être en savoir un peu plus sur eux.
Et puis ce cri qui déchire l'atmosphère, a-t-il vraiment un lien avec le vol du tableau du même nom ? Ca aurait pu faire quelque chose d'intéressant, un roman fantastique peut être.
Mais je n'ai vraiment pas du tout été transportée par cette histoire.
L'ambiance me rappelle ces films américains où l'on voit dans les héros descendre dans des motels sur les bords d'autoroute, où tout est lent et les gens ont tous l'air seul et malheureux...
Je ne pense pas lire de nouveau Laurent Graff, mais je dois dire que le fait que je n'ai pas compris son recueil de nouvelles et pas compris l'intérêt de celui-là me fait comprendre pourquoi l'auteur lui-même paraît incompréhensible quand il dédicace ! ;-)
PS : ceci dit, j'adore la couverture de chez J'ai lu !