Funérailles célestes, Xinran

Publié le par Emeraude

undefined

"L'histoire de Wen est véridique." Nous dit, entre autres, la 4è de couverutre.
Xinran, alors journaliste à Pékin, écoute cette femme lui raconter son histoire. Elle est tellement bouleversée par son récit qu'elle décide d'en écrire un livre, qui verra le  jour sous Funérailles célestes.

C'est vrai que le récit que Xinran a retranscrit ici est bouleversant. L'histoire en elle même est vraiment émouvante et je crois qu'on ne peut être qu'admirative devant la force, le courage, l'amour et la détermination de Wen pour retrouver son mari.
J'ai trouvé très intéressant d'en apprendre autant sur les coutumes du Tibet. Ce récit est vraiment extraordinaire, riche en découverte des rites tibétains, de leur foi religieuse, ainsi que du "choc des civilisations" entre tibétains et chinois.

Si ce livre a été écrit en anglais par une femme chinoise (ou d'origine chinoise?), on en apprend bien plus sur le Tibet que sur la Chine.
Et c'est un pays fascinant, avec des rites et des coutumes si loin de nous que le voyage effectué grâce à ce livre ne peut être que merveilleux.

J'ai cependant quelques bémols à émettre sur la forme. J'ai déjà eu du mal à me mettre dans le récit, même si une fois dedans, je n'ai plus pu quitter Wen dans sa quête.
La traduction m'a gênée aussi, du moins au début. Trop de phrases courtes, ce qui m'empêchait de vraiment rentrer dans les pensées de Wen. Mais ce sentiment est assez vite parti.

L'auteure a inséré à deux ou trois reprises ses pensées, ses questionnements, ses émotions face au récit si singulier de cette femme ayant passé sa vie dans un pays étranger à  la recherche de son mari. Je crois avoir été gênée aussi par ces "intrusions" de l'auteure, même si ça m'a permis de me rappeler que bien que je tienne dans les mains un livre, ce qui est relaté a été réellement vécu.
Les pensées de l'auteure coupe le livre en plusieurs parties et je crois que j'aurai préféré qu'on me laisse suivre à mon rythme la vie de Wen.

Et si Xinran a encore plein de questions à poser à cette dernière, je préfère de mon côté m'arrêter là.
Bien que offrir un livre écrit par sa propre plume en hommage à une femme rencontrée une fois dans sa vie est là un cadeau plus que merveilleux.

PS : livre lu dans le cadre du challenge ABC 2008. Lettre X, Pays : Chine ou Tibet, comme vous voulez ;-)

Commenter cet article

sylvie 27/03/2010 17:09


J'ai bien aimé, lu dans le cadre challenge ABC 2010;)


Sandra 10/02/2008 19:37

Il fait également parti de mon Challenge ABC 2008, comme beaucoup d'autres apparement. Je n'ai encore jamais lu de livre écrits par un asiatique alors, je vais tenter. Il ne semble pas laisser indifférent quoi qu'il arrive. Me reste plus qu'à me le procurer.

Emeraude 11/02/2008 10:03

c'est sûr que ce livre ne reste pas indifférent. quant à la littérature asiatique en général, je ne m'y connais pas trop, je ne peux pas vraiment te conseiller!

Naina 07/02/2008 21:02

J'ai lu "Funérailles célestes" il y a six mois. J'ai bien aimé ce voyage au Tibet, malgré certains passages manquants (à mon avis). Xinran a conservé son style de journaliste mais ce n'est pas un déplaisir. Les questions, je me les suis posées à la lecture de la postface écrite par Claude B. Levenson, une spécialiste du Tibet. Selon elle, ce livre reflète la conception chinoise du Tibet, il y a un aspect colonisateur-colonisé.

Concernant la littérature chinoise, je recommanderais de lire la littérature contemporaine qu'elle soit traduite du chinois ou d'une autre langue (l'anglais en général). En Chine, les auteurs doivent, pour être publiés et être acceptés par le régime, faire partie de "l'académie des écrivains" (je ne me souviens plus du terme exact) de leur province de résidence. Parmi ces auteurs, il y a Chi Li, Mo Yan, Fang Fang... Ces auteurs ne peuvent publiés n'importe quoi, donc il ne montre qu'un aspect de la littérature de leur pays malgré la richesse de leur texte. Il existe aussi des auteurs ayant des problèmes avec le régime tels Yan Lianke ou Weihui. Enfin, la troisième catégorie est celle des auteurs exilés comme Xinran (mariée à un Britannique, elle vit dans le pays de son mari) ou Ha Jin (qui vit aux USA). Je pense qu'il est important pour avoir une vue d'ensemble du contenu de la littérature de ce pays de lire des auteurs des trois catégories.

Emeraude 07/02/2008 22:22

Merci Naina pour toutes ces infos fortement intéressantes !

anjelica 05/02/2008 19:09

Il m'attend dans ma PAL...à suivre.

Emeraude 05/02/2008 20:33

j'attends... alors :-)

Jules 05/02/2008 00:07

J'avais été très impressionnée par Chinoises. Ce que ces femmes vivent est parfois atroce et très dégradant! Je ne m'intéresse pas particulièrement a la littérature chinoise, mais j'ai eu un coup de coeur pour Xinran...

Emeraude 05/02/2008 20:30

c'est vrai que le récit est très émouvant !