Le roi des mensonges, John Hart

Après avoir été très déçue par les polars de la sélection du mois d'avril (à tel point que je n'en ai même pas parlé), je ne m'attendais franchement pas à grand chose des des deux polars du mois de mai...
Jackson Pickens, alias Work, est avocat. Son père a disparu 18 mois plus tôt, le même soir où sa mère est morte. Les flics sont persuadés qu'il est coupable. Un gros héritage à la clé est le meilleur mobile. Lui-même pense que sa soeur, Jean, mal dans sa peau et ayant eu une grosse dispute avec son père le soir de sa disparition a appuyé sur la détente. Mais il aime tellement sa soeur qu'il est prêt à flancher pour elle...
L'histoire en elle-même paraît assez banale. Elle l'est d'ailleurs. Les personnages aussi : un avocat très réputé (Ezra Pickens, le père) malhonnête, mysogine, venant d'un milieu pauvre et le reniant ; un homme qui suit les traces de son père sans s'en rendre compte, qui épouse une femme qu'il n'aime pas sans s'en rendre compte ; cette dernière pour qui le paraître est plus important que tout...
Pourtant, il y a quelque chose de très bon dans ce polar, que j'ai lu quasiment d'une traite je l'avoue, avec même un certain mal de ventre à force de crispation.
Même si au fond la fin est assez prévisible, ça n'empêche pas le suspens d'être bien présent. Et même si les personnages et les relations qu'ils entretiennent entre eux ne sont pas extraordinaires, il règne quand même une ambiance pesante...
Donc malgré quelques défauts (dont un énorme de traduction "there's other fish in the sea" qui veut dire "une de perdue dix de retrouvées" a été traduit littéralement, là, j'avoue, c'est une honte !), qui font que ce polar n'est pas extraordinaire, il n'en est pas pour autant mauvais !
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