Le jour où j'ai raté le bus, Jean-Luc Luciani
Benjamin a 14 ans. Il est handicapé. Un jour, les horaires sont tout chamboulés et il se retrouve à prendre le bus tout seul dans les rues de Marseille. Il va se perdre, lui qui n'a jamais été nul part sans sa famille. Lui pour qui les horaires ne doivent jamais changer pour ne pas s'énerver et alors, paniquer.J'ai lu ce roman jeunesse simplement parce qu'il se passe dans les rues de Marseille, où j'ai passé quelques jours la semaine dernière.
J'avais simplement envie de retrouver des quartiers, des rues, des symboles qui me rappeleraient ce trop court week-end.
Je n'ai absolument rien trouvé de tout ça, si ce n'est les quelques illustrations, mais j'ai eu une très belle surprise quant au roman lui même !
En effet, l'auteur fait prendre la parole à Benjamin qui, malgré le fait qu'il n'arrive pas à faire grand chose tout seul, malgré le fait qu'on l'humilie et malgré sa différence, va réussir à se débrouiller. Et une simple journée dans les rues de sa ville va lui faire découvrir le monde :
le ferry boat, les embouteillages, les gens sympas et les autres pas très sympa, la nourriture à heure pas fixe...
Et pendant ce temps là, on va suivre les parents morts d'inquiétude, mais aussi les bribes de vie des personnages ultra secondaires : le chauffeur de taxi qui aurait dû prendre Benjamin devant chez lui, le psychologue, le directeur de l'école du petit frère; la serveuse, le conducteur du petit train, le pilote du ferry boat et j'en passe...
Ces tranches de vie donne un petit plus, une petite note gaie dans ce roman touchant au happy end mais finalement triste pour le sujet traité.
Une jolie petite découverte que ce Benjamin errant dans les rues de Marseille, à la découverte du monde ce qui est, finalement, très agréable !
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