L'aliéniste, Caleb Carr
Nous sommes à New York, en 1896. Alors que des meurtres de jeunes garçons prostitués ne cessent d'augmenter, Théodore Roosevelt va réunir deux amis à lui pour élucider ces meurtres : un journaliste, John Moore, et un aliéniste, Dr Laszlo Kreizler. Aidés par deux jeunes frères détectives, Marcus et Lucius Isaacson, ainsi que par une jeune femme, Sarah, ceux-ci vont, en étudiant les meurtres, établir le profil psychologique du meurtier et espérer ainsi remonter petit à petit jusqu'à lui.
J'ai trouvé ce policier vraiment très intéressant, et voire même quelque peu fascinant. Le processus du whodunit à partir des éléments psychologiques, découvert par simple observation, la possibilité de recréer l'enfance du meurtrier, de pouvoir anticiper quand, et peut être où sera la prochaine attaque, me paraît vraiment géniale.
Et pour ça, j'ai vraiment beaucoup aimé ce policier. La psychologie est quelque chose qui m'intéresse tout particulièrement et j'ai vraiment apprécié être plongée dans ce côté de la de la psychologie (qui à l'époque, n'était pas vraiment recconu, comme beaucoup de choses aujourd'hui très utiles, notamment les empreintes digitales ou la graphologie!).
Cependant, j'ai trouvé quelques longueurs à cet ingénieux policier que j'ai quand même mis une semaine à lire (ce qui est long pour moi). J'accuse bien sûr une migraine ou deux m'ayant empêcher de lire, mais quand même, j'ai remarqué à plusieurs reprises que mon esprit vagabondait et que, par exemple, je n'ai absolument rien compris à la situation politique de l'époque, avec les problèmes d'immigrations entre autre. Parce qu'évidemment, élucider le meurtre a un rapport important avec ça, et je suis complètement passée à côté.
Il faut dire aussi que je l'ai lu en VO, pour mon plus grand plaisir, mais que les termes techniques ne sont pas toujours faciles à comprendre...
En tout cas, j'ai vraiment eu l'impression d'être plongée dans le New York de la fin du XIXè siècle, et j'ai même été étonnée de me rendre compte que Caleb Carr est né en 1955 et non pas cent ans plus tôt!
Parce que l'écriture, le style, le ton donne vraiment l'impression d'y être et bravo alors à Caleb Carr dont c'est le premier roman!
En tout cas, j'ai l'ange des ténèbres à lire, grâce à Delphine qui me l'a offert pour mon anniversaire, donc je sens que ça sera avec grand plaisir que je me replongerai dans son univers bientôt!