Caramel mou, Danielle Goyette
J'ai noté ce titre il y a bien longtemps chez Allie. Et comme tout le monde part au Québec en ce moment, sauf moi, j'ai pu me retrouver avec ce livre entre les mains grâce à Caro[line], dont la critique était moins enthousiaste que celle de Allie.Emma est une adolescente dont le sang se transforme en caramel. Sa vie ne sera alors que quête du bonbon parfait. Elle goûtera à plusieurs sortes : le nougat, la guimauve, le fruit confit...
Emma nous raconte ici sa recherche de l'amour, en comparant à chaque fois le garçon avec un bonbon ou une sucrerie.
Je crois que c'est le mélange homme-sucré qui m'avait attirée au début par ce roman. J'ai eu un peu de mal avec le début du roman (malgré les expressions typiques québécoises qui ont réussi à me faire voyager un peu du côté de ce pays si merveilleux), non pas à cause de l'abondance de sucre, mais de l'abandonce des jeux de mots. Souvent mauvais d'ailleurs je trouve...
Un exemple tout bête pris au hasard : "Femme de ménage aussi. Qu'on ne ménage pas. Déménagée par la tristesse".
Et puis au fur et à mesure que le récit avance, Emma devient une femme comme n'importe quelle femme : à 25 ans, elle fait encore des soirées pyjamas à manger du beurre d'arachides et à discuter hommes, garçons, baisers, regards échangés et sexe avec ses copines.
A 28 ans (à peu près), elle se rend compte que ça fait près de 15 ans qu'elle est trop naïve...
Au fond, ce court roman n'est pas excellent.
Il peut être lourd sur l'estomac mais il est léger quand on le prend avec beaucoup de recul, surtout quand on se voit dedans comme dans un miroir.
C'est un roman qui se lit comme on regarde une comédie romantique. On s'énerve un peu de sa naïveté, on voit les choses venir, on pleure à la première déception amoureuse, on espère un peu trop à la rencontre suivante, et puis on pleure à la fin tellement c'est beau...
Et on rit parfois.
Un passage en particulier m'a fait mourir de rire. J'ai littéralement éclaté de rire.
"- C'est Richard ?
- C'est Richard.
- C'est fini ?
- NON! m'a-t-elle hurlé dans une bourrasque de larmes
- Euh... tu l'as laissé ?
- NON... mais NON ! C'est bien pire !
- Une autre ? murmurai-je.
- Mais NON !
- MAIS QUOI ALORS ?
Dans un cri de douleur, elle m'a lancé de toutes ses forces :
- IL M'AIME !
- ...
- On s'aime !
- Ah bon...
- C'est dramatique !
- Oui, je comprends maintenant.
- C'est pas normal. On s'aime trop. C'est impossible de l'amour de même. Impossible !"
Voilà, c'est tellement les filles ça...
Tout ça m'a fait prendre beaucoup de recul et quand je vois nos comportements à nous les filles par rapport à ces sucreries que ce sont les hommes, je ne peux m'empêcher de rire tellement de nous... de bon coeur, bien sûr :-)
PS : Merci Caro[line] de me l'avoir prêté. Maintenant je peux me jeter sur "ton" David ;-)
PPS : Marie-Line, j'ai tellement pensé à toi en lisant ce livre, un peu pour l'accent québécois qui en ressort mais surtout pour tout le reste... Well, you know what I mean ;-)
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