Autobiographie d'une courgette, Gilles Paris

Vous savez ce que j'aime le plus dans mon boulot ? C'est que j'ai le temps. Le temps de quoi ? Le temps de lire bien sûr !
Et, malgré le manque de personnel, j'ai le temps d'avaler toute une autobiographie d'une Courgette tellement attachante !!
La Courgette, de son vrai nom Icare mais vous zavez pas intérêt à l'appeler comme ça, a tué sa mère par accident en jouant avec le revolver. Il voulait tuer le ciel en fait.
Il se retrouve donc aux Fontaines, dans un foyer où là, il commencera vraiment à vivre, à 9 ans. Il découvrira l'amitié et l'amour, sous toutes ses coutures.
C'est facile à lire parce que c'est écrit par un gamin de 9 ans. (Bon j'avoue que les "c'est le père à untel" et autre "je regarde le fils au voisin" m'ont fait grincer des dents au début mais on s'y habitue, quoique...).
Cette courgette est vraiment adorable, j'aime les questions qu'il se pose et j'aurai bien aimé faire partie de sa nouvelle famille. C'est dailleurs bien pour ça que je ne l'ai pas quitté de la nuit ! (ne vous méprenez pas, la demie-heure de métro dans chaque sens aide aussi!) Et je suis même un petite peu triste de ne pas le retrouver en me réveillant tout à l'heure pour partager à nouveau ses aventures, ses découvertes, et sa façon de voir la vie en couleur.
Parce que même si le sujet est grave (la mère d'une enfant arrive avec un revolver parce qu'elle a peur qu'une zéducateur lui pique sa place, la tata de Camille fait croire à tout le monde qu'elle est gentille alors qu'en vérité elle utilise Camille comme Cendrillon, le papa de Ahmed est en prison... tout ça, ce n'est pas vraiment gai), ce livre est plein d'optimisme.
Ca m'a un peu fait retombé en enfance avec les jeux, les devoirs à faire à la maison, les sorties en groupe et les "pourquoi" à chaque phrase qu'un adulte prononce.
J'ai passé un agréable moment avec Courgette et ses amis dont j'admire le courage et l'amour qu'ils sont capables de se porter les uns aux autres malgré les dures épreuves qu'ils ont déjà eu à passer si jeunes.
Marcher dans la rue, le nez dans le livre pour le terminer juste avant d'arriver et de vous donner mon ainsi avis avant d'aller me coucher m'a donné le sourire et je pense que je vais faire de très beaux rêves ! :-)
Enfin, car il faut bien finir par quelque chose (je crois que j'ai quitté les Fontaines trop vite, j'ai encore envie d'y être!), voilà un tout petit extrait que j'ai adoré.
"Les rides, c'est rien qu'une boîte à questions pas posées qui s'est remplie avec le temps qui s'en va"
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