L'homme qui ne savait pas dire non, Serge Joncour

Publié le par Emeraude


Grégoire Beaujour n'arrive plus à dire non. Ni par écrit, ni par sms, ni par moyen détourné. Incapable d'utiliser ce simple mot qui s'avère finalement très utile : non.

Je n'avais jusqu'à présent encore jamais lu de livre de Serge Joncour. J'aimais l'idée de départ que j'imaginais très bien sous la plume de Saramago.
Alors j'ai ouvert ce livre très curieuse.

Beaujour partait à la recherche de ce mot perdu grâce à un atelier d'écriture. Alors livre métaphorique et philosphique à la Saramago avec un style beaucoup plus clair ou bien livre sur les pouvoirs de l'écriture et des mots ? (ce qui n'était pas du tout pour me déplaire !)

Eh bien ce ne fut ni l'un ni l'autre pour moi.
Je me suis très vite lassée.

J'ai pourtant voulu donné une chance à Beaujour et son "non", j'ai voulu me dire qu'en finissant le livre je verrais où l'auteur voulait nous emmener mais j'avoue que ça n'a pas marché du tout.
J'ai donc abandonné avant la fin en ayant tout de même pris soin de lire le dernier chapitre qui confirmait simplement ce que j'avais pensé dès le début et qui n'a rien de bien original !

Commenter cet article

gloria nils 16/09/2009 15:42

Pardonnez moi, d'autant que votre blog est interessant: tant de titres s'y trouvent, lus en si peu de temps.

En rien je ne suis experte, il aurait suffit de dire que j'avais aimé, particulièrement.

Bonne continuation

Emeraude 19/09/2009 20:07


merci pour l'explication. Je comprends parfaitement !! Comme on dit, il faut des goûts et des couleurs... :-)


gloria nils 14/09/2009 17:41

A emeraude
"Mais l'inconvénient avec les témoignages, quelle que soit leur prétention à la vérité, c'est leur manque de précision (…)"
Saramago.
Ce dernier est un maître du genre fantastique, sur fond d’événement historique, un peu noir. Pas sûr de son unanimité, bien que Nobel, auprès de nous, lecteurs.
Joncour…Il aurait fallu souligner la sensibilité et la poésie tout en finesse, que vous n’avez pas su lire, là sous vos yeux sans chercher.
L’humour, qui font se relever le coin des lèvres, et la poitrine, jusqu’aux vocalises du rire qu’on essaie d’estomper sans y arriver. Mais vous n’avez pas su…
Une écriture fluide, tour à tour délicate ou incisive ; un style aiguisé ; une vision originale des choses et des êtres. Des portraits de société, de famille tracés au plus près ; une histoire dans laquelle sont évoqués des sentiments des émotions si universels qu’un jour vous même avez dû ressentir, encore faut-il s’écouter soi-même.
Il aurait fallu rappeler qu’il s’essaie à ce genre, fantastique, que c’est une première pour cet auteur, bien que l’on retrouve les prémices dans L’Idole.
Ces romans où l’incroyable, l’impensable deviennent possible sous la plume de M. Joncour !
Amitiés

(au passage: bonjour à Eric Van Hamme, la Croisée des chemins. une ancienne de R. Shuman;-))

Emeraude 15/09/2009 23:29


J'avoue ne pas bien comprendre la teneur de ce commantaire...
J'ai, encore une fois, l'impresion qu'on m'accuse de ne pas avoir fini un livre et donc, de ne pas avoir su "lire le livre". Je ne fais que dire la vérité ici, une vérité qui ne concerne que moi et
mon ressenti de lecture.
J'ai été vite lassée et j'ai abandonné. Si je faisais un billet sans le dire, je pourrais comprendre qu'on me veuille. Mais pourquoi ne pas vouloir me laisser libre d'écrire ce que j'ai ressenti
?
Vous dites : "Il aurait fallu rappeler qu'il s'essaie à ce genre".
Je suis désolé"e mais je ne suis pas critique littéraire et encore moins experte en Serge Joncour. J'ai lu un livre du monsieur, qui m'avait plu d'ailleurs.
Ici je parle d'un ressenti. Comme à chaque billet que j'écris. Sauf peut être si, comme vous, je pense connaître suffisamment bien l'oeuvre d'un auteur pour être capable de "rappeler que".
Au risque de paraître susceptible, votre "vous n'avez pas su" me dérange. Beaucoup.










Joncour Serge 09/09/2009 23:43

Je suis bien amer que mon livre ne vous ait pas ouvert le chemin, et que pour tout dire vous l'ayez contourné; par la fin. Ma route était pourtant de dresser, de tisser comme une généalogie de la résignation, fondée sur mon histoire, ma famille, mes antécédants, une succession de braves destins sans vrai choix, sans les mots. Je n'ai pas la moindre formation littéraire, ni aucune d'ailleurs, mais pour paraphraser l'autre j'ai pourtant l'intuition que le langage se structure comme un inconscient, et de fait, mes broderies en sont comme une démonstration. C'est pour moi une sorte de fable sur le pouvoir des mots. Que l'on vous prive d'un mot, un simple mot, et vous perdrez tout de votre liberté. Et à l'inverse, plus vous en aurez... Qu'importe, soyez bien sûr de ça, du pouvoir des mots, vous en faites là devant moi la démonstration, car jamais ils ne sont inopérants ou anodins, la preuve, les votres là m'ont atteint. B à V

Stephie 28/08/2009 08:18

Ton avis ne fait pas envie ;) Je passe mon tour

Emeraude 29/08/2009 15:15


Tu trouveras bien autre chose parmi toutes les nouveautés qui nous envahissent ! :-)


Karine:) 28/08/2009 04:08

Dommage... l'idée apparaissant en effet intéressante...

Emeraude 29/08/2009 15:14


Oui surtout que j'ai eu un flash souvenir hier : j'avais lu un livre de serge joncour, chroniqué ici même ! Ca s'appelait carton...