L'équilibre du monde, Rohinton Mistry

Publié le par Emeraude

Ishvar et Om, oncle et neveu, se rendent chez Dina pour travailler en tant que tailleurs à ses services. Dans le train, ils rencontrent Maneck, un jeune étudiant qui  se dirige également chez Dina pour vivre chez elle, en tant qu'hôte payant.

Et à partir de là, se tisse une histoire merveilleuse, foisonnante, qui dépeint une Inde pauvre mais où les petits bonheurs quotidiens sont les plus importants.

Je crois qu'en ces quelques lignes, j'ai tout dit.
Mais c'est un si beau livre, c'est un si grand livre, un vrai classique de la littérature indienne que je ne peux pas me contenter de si peu.

Petit à petit, on apprend les vies de chacun. De Ishvar et de son frère. De leur famille et de leur atroce destinée. On suit Om grandir jusqu'à son arrivée dans ce train.
On apprend à connaître Maneck qu'on voit grandir aussi. On voit tisser une belle amitié entre Maneck et Om. Mais aussi Dina et Ishvar.
Une famille qui n'en est pas une.
Une famille pauvre mais qui au fur et à mesure du temps apprend à s'entraider.
Une belle famille.

Tout ce livre est merveilleusement tissé, comme ce patchwork que Dina va coudre tout du long, avec des bouts de tissus usagés.
Chaque morceau prit séparement est un peu bizarre, pas forcément joli, mais le tout mit bout à bout, chaque morceau accroché à un autre morceau selon son instinct donne un élément magnifique.
Plein de vie et de merveilleux souvenirs pour ces quatre hommes et femmes qui ont pourtant une vie bien triste.

Car le tableau de l'Inde qui nous est offert ici est vraiment très noir. Aucune justice, beaucoup de mendiants (pas forcément les plus malheureux d'ailleurs!), un gouvernement qui n'a peu faire des citoyens, des personnes blessées, tuées, torturées...

Une histoire tragique finalement. Et pourtant si belle.
Une histoire qui me fait encore monter les larmes aux yeux.


Publié dans Littérature indienne

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Nicolas 23/11/2009 10:58


Attention, ce n'est pas les événements qui sont peu crédibles, mais l'enchaînement qui m'a semblé ne pas l'être. Il arrive toutes les misères du monde à nos pauvres tailleurs, qui du début à la fin
se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment. En ce qui concerne, ça ne me dérange pas trop, car cela permet de se faire idée des multiples dangers de la vie indienne quand on est intouchable
ou mendiant.


Nicolas 22/11/2009 15:21


Passionnant roman, en plus d'être très instructif. Bien sûr ce n'est pas très "littéraire" et l'enchaînement des péripéties est parfois peu crédible mais franchement quel régal! les personnages,
notamment Om et Ishvar, sont incoyablement attachants. Un roman dur et drôle à la fois qui se dévore. Du grand art.


Emeraude 22/11/2009 21:24


Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu des choses peu crédibles. Mais tu as raison, c'est passionant !


choupynette 13/03/2009 12:40

j'aime beaucoup la littérature, et j'aime beaucoup. je radotte comme une mamie!!!

Emeraude 15/03/2009 14:13


eh bah tu vois, je ne m'en étais même pas rendue compte ! ;-)


choupynette 07/03/2009 22:34

j'aurais vraiment dû me relire... quelle nouille! ;))

Emeraude 12/03/2009 19:05


c'est peut être moi la nouille mais je n'arrive pas à voir pourquoi tu en es une !! ;-)


choupynette 07/03/2009 22:34

ton billet suffit à me convaincre!!! j'aime beaucoup la littérature indienne, découverte l'année dernière, et j'aime beaucoup.

Emeraude 12/03/2009 19:04


tant mieux !