Carton, Serge Joncour

Publié le par Emeraude

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Un libraire de super-marché va devenir du jour au lendemain, une PLV (Publicité sur le Lieu de Vente). C'est à dire que l'être de chair va devenir un carton.
Le résumé en début de livre est d'ailleurs très bon :

"- C'est l'histoire d'un libraire dans un hypermarché
 - Et le carton, qu'est ce qui fout là-dedans ?
 - Et ben, y vend les livres ! "

Le libraire, appelé donc Carton, se transforme en carton du jour au lendemain, à force de rester sur son lieu de travail.
Et il nous raconte comment tout cela se passe.
Comment ça se passait dans son coin livre entre la boucherie et les téléviseurs, avant qu'il ne se transforme en carton. Et ensuite comment les choses ont évolué pour lui, pour le représentant Martino et pour les Editions Générales qui vont décider d'utiliser ce carton pour fair ... un carton !!

Des histoires de libraire, peu importe lesquelles, me font toujours envie. C'est pour ça que j'ai eu envie de lire ce livre à la suite du billet de Goelen.
J'ai trouvé le sujet intéressant, j'ai bien aimé les touches d'ironie qu'on retrouve à certaines occasions. Mais je n'ai pas spécialement aimé la façon dont le monde du livre est présentée. Bien que ça soit probablement la réalité, il ne s'agit que de faire de l'argent, de marketing et de rentabilité. Ce qui est normal après tout mais pour moi, tout ce qui tourne autour du livre a un aspect magique (même si travailler dans une librairie rend compte de la réalité du monde du livre, en tant que LCA, personne ne pourra m'enlever ce petit bout de magie que peut offrir un livre!)
Et disons que Serge Joncour, malgré le fait que son libraire devienne carton, comme par magie et que cela ne l'empêche pas de parler, ni d'écrire, bien qu'avec difficulté, peint ici une réalité de la société du livre qui ne m'a pas emballée.

J'ai cependant bien aimé le style de l'auteur, donc j'essaierai probablement d'autres de lui (Caro[line], le jour où je voudrais m'y mettre, je te fais signe ;-)).
Je voudrais cependant souligner la typographie utilisée par l'édition (EdenFictions, maison que je ne connais pas du tout) que j'ai trouvé très gênante au début. Les caractères sont très rapprochés et ça a tendance à faire mal aux yeux. Pour une migraineuse, c'est mauvais ! Je ne sais pas si c'est le cas de tous les titres sortis chez eux, mais si ça l'est, c'est dommage. Ca peut empêcher certaines personnes de s'y mettre!
Après tout, la forme est toute aussi importante que le fond, non ?

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lamousme 22/02/2008 13:09

bon et ien je le lirais....dans quelque temps seulement!!! (un soir de total déprime de libraire te semble le bon moment????);o)

Emeraude 23/02/2008 08:02

parce que tu fais des déprimes de libraire ??

michel 19/02/2008 18:38

Depuis le lecture de ce livre, quand tu prends une douche regardes-ru si l'eau ruisselle sur ta peau ou penêtre t elle le carton ???

Dimanche dans le Monde 2, il y avait 4-5 pages sur l'avenir du livre numérique et ma fin 'programmé' du libraire... donc si tu te transformes en borne de téléchargement évite les douches !

Emeraude 20/02/2008 08:18

Merci du conseil Michel ! Je ferai attention si jamais je me transforme en borne de téléchargement, promis :-))))

Karine 19/02/2008 12:58

J'avais noté chez Goelen... mais après avoir lu vos billets à toi et à Caro[line], je suis pas mal moins certaine!!!

Emeraude 20/02/2008 08:17

Moi aussi je l'avais noté chez Goelen, mais en relisant son article après avoir lu le livre, je me suis rendue compte que le sien n'était pas si positif que ça!

Anne 19/02/2008 10:06

"U.V" ne m'avait pas plu au point de me donner l'envie de relire absolument cet auteur...et je n'ai d'ailleurs rien relu de lui ;-)

Emeraude 20/02/2008 08:16

C'est surtout le sujet qui m'intéressait là, d'après mes souvenirs du billet de Caro[line] sur UV, ça ne me tentait pas plus que ça, mais bon, pourquoi pas ?