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Les challenges

Ca fait bien longtemps que je ne fais plus de challenges mais certains me tentent
Alors je participe aux challenges suivants :

Lire en VO de Bladelor.
Déjà lu "The lost symbol" de Dan Brown
 "A thousand splendid suns" de Hosseini

"Coups de coeur de la blogosphère" de Theoma.
J'hésite entre :
Titus d'enfer  - Mervyn Peake (coup de coeur de Lolo)
C'est tout - Duras (coup de coeur de Laetita)
Le maître et marguerite - Boulgakov (coup de coeur de Marie)
Les heures - Cunningham (coup de coeur de Pauline)
Dracula - Stoker (coup de coeur de Typhania)

Pour le plaisir des yeux (réservé aux filles)

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Vendredi 20 novembre 2009


Jean Spangler est une actrice de seconde zone. Elle part un soir pour tourner une scène de nuit au studio d'Hollywood. Seul son sac à main sera retrouvé dans un parc voisin.
Gil Hopkins, appelé Hop, attaché de presse, belle gueule, faisant bien son boulot, était là ce soir là. Jean n'est pas allé travailler. Elle a passé la soirée avec le duo le plus en vu d'Hollywood.
Deux ans plus tard, alors que Hop avait tout fait pour couvrir son studio et ses acteurs, l'affaire lui retombe dessus. Il va alors mener sa propre enquête.

Une affaire à la dahlia noir (que je n'ai pas encore lu), sans la nana coupée en deux, ça promettait quelque chose de bon. Surtout publié par les éditions Sonatine. Surtout d'après, si j'ai bien compris, un fait divers réel des années cinquante aux Etats-Unis.

Pourtant j'ai été très déçue.
Je me suis pas mal ennuyée, j'ai trouvé ça plutôt compliqué à suivre. Parce que les deux acteurs les plus en vus d'Hollywood seraient peut être les coupables mais qu'il y a aussi une histoire de médecin qui pratique des avortements illégaux et plutôt dangereux, et puis aussi une fille qui a des photos, un attaché de presse qui au départ est prêt à tout pour cacher la vérité alors que c'est finalement lui qui va la trouver, parce qu'il y a des mafieux, une ex-femme maintenant en couple avec le meilleur ami...
Bref il y a plein de choses qui pourraient faire du sens si je m'étais un peu plus intéressée à la disparition de Jean Spangler.

Mais honnêtement, ça a beau être bien écrit (traduit donc) (oui j'avoue que c'est là une grande qualité de ce roman : le roman se passe dans le milieu du cinéma américain des années 50 et toutes les images que me renvoyaient ce texte étaient en noir et blanc. Hop était Humphrey Bogart en carrément moins classe mais tout aussi charmant, la journaliste était Lauren Bacall, tous les hommes sont en bras de chemises, cigarette au bec à donner du "sugar" à toutes les femmes aux belles jambes... Bref, c'est bien écrit)....
Je reprends donc car je me suis un peu égarée... ça a beau être bien écrit, je n'ai ressenti aucune empathie ni pour Jean, ni pour Hop. Surtout pas pour lui qui se retrouve à étrangler son ex femme sans comprendre pourquoi...

Bref. Je n'ai pas aimé mais ça reste un bon roman. Pas un grand polar à suspens, pas un super roman social, pas un roman noir glauque comme je les aime. Mais quelque chose de plutôt bien.
Sympa mais sans plus, dirai-je pour conclure simplement !
Par Emeraude - Publié dans : Littérature anglo-saxonne
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Mercredi 18 novembre 2009

Vic, Eric, Zane, Russel et Hailey sont des espions et des agents secrets... Ils sont tous fous et internés dans un château/hôpital psychiatrique ultrasecret dans le Maine. Le Dr Friedman est le psy remplaçant pendant 15 jours. Alors que leur dernière séance vient de se terminer, les fous retrouvent le Dr F. mort sur sa chaise dans une pièce où il était seul.
Alors un meurtre en huis clos ? Vic sent tout de suite que ce sont eux qui vont porter le chapeau.

Honnêtement, avec des anciens espions et agents secrets complètement "fous", un psychiatre assassiné en huis clos je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire. Une espèce de thriller psychologique plein de rebonbissement sur la CIA, le FBI etc..

Alors oui c'est très bien. C'est un très bon polar. Mais pas du tout comme celui que je m'attendais à lire.
Premièrement, l'écriture est très particulière... Je ne sais pas comment l'auteur (et le traducteur) a fait mais en fait ça ne s'arrête jamais. Ca va d'ailleurs tellement vite que c'est difficile de suivre le fil. On aurait presque l'impression de devenir fou nous aussi.
Et puis chaque personnage à son histoire propre, sa guerre propre et ses blessures propres. On plonge alors aussi bien dans la guerre du Vietnam qu'en Irak, qu'en plein 11 septembre. On va en Malaisie, en Afrique et on parcourt tout le pays pour arriver à Washington DC ou nos cinq fous se dirigent...

En fait je ne peux pas dire que j'ai aimé. Moi qui aime quand il y a de l'action et que ça bouge, j'ai trouvé que c'était trop rapide. Que finalement on ne s'arrête pas assez sur les "épaves psychologiques" que sont devenus ces espions... Et puis ça va tellement vite que j'ai l'impression d'avoir raté plein de choses.
Pourtant c'est assez simple. Et c'est très fort.

Dennis Lehane a dit "Mad Dogs fonce pleins gaz, on est pied au plancher jusqu'à la dernière page". Cette image est vraiment très juste !

Bref, c'est un polar bourré de qualités. Mais qui n'a pas répondu à toutes mes attentes ! Ceci dit, James Grady est un auteur que je relirai sûrement !!
Par Emeraude - Publié dans : Littérature anglo-saxonne
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Lundi 16 novembre 2009
SD49 m'a taguée en bleu... une des mes couleurs préférées ! Sauf que j'ai un gros problème avec over-blog et impossible de stocker mes images !!
Alors comme Chiffonnette m'a aussi taguée pour le ciné tag, je vais essayer de l'illustrer en bleu, histoire de faire d'une pierre deux coups :-)

1. Un film que vous regardiez étant jeune et qui vous remplit de souvenirs

Il y en a plusieurs évidemment... Grease bien sûr. Mais aussi "Génial mes parents divorcent", un film que je n'ai jamais vu qu'en cassette vidéo. Et un film anglais "Drop dead Fred", sur une jeune femme qui avait encore un ami imaginaire.







2. Un film que vous connaissez absolument par coeur

Pendant longtemps je connaissais par coeur les dialogues de La cité de la peur ! Mais je suis koiziment sûr que mes souvenirs se sont un peu estompés (quoi, ah oui Simon tu as un bout de pomme de terre là!)



3. Un film qui a bouleversé votre jeunesse

Humm... Question trop difficile. Je crois que je vais utiliser mon joker ! (Rien à voir avec le joker de Batman of course)
(voir question 5 donc et pour l'explication c'est juste que je me demande comment j'ai pu ne pas faire de cauchemars alors que la première fois que j'ai vu ce film je devais avoir 10 ans!!)



4. Un film que vous aurez aimé écrire/produire

La vie des autres,
film allemand sorti en 2007.



5. Un film qui vous a donné envie de faire du cinéma

Je n'ai jamais vraiment eu envie de faire du cinéma... mais s'il fallait en choisir un je crois que ça serait, Edouard aux mains d'argent, de Tim Burton avec Johnny Deep. Et tiens, ça me rappelle que peut être j'aurai pu répondre Beetlejuice à la question numéro 3.




6. Un film que vous avez regardé plus d'une fois

Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, Love actually, Grease, La cité de la peur, Les trois frères et tant d'autres !






7. Le film que vous avez vu en dernier au cinéma

L'imaginarium du Docteur Parnassus



8. Un film dont vous regrettez avoir payé la place

Ca fait longtemps que je n'ai pas vraiment payé de places de cinéma (c'est faux d'ailleurs, j'ai payé un quart de place pour aller voir This is it !), mais je me souviens m'être endormie devant Fenêtre secrète. Alors que j'aime Johnny Deep (C'est là que j'étais contente de ne pas avoir vraiment payé  ma place). Et je me souviens être sortie du cinéma (ça a dû m'arriver deux fois dans ma vie) pour un film français dont j'ai oublié le titre, avec Edouard Baer (que j'aime pourtant aussi!) qui jouait le rôle d'un éditeur...





9. Un film qui vous fait réfléchir sur la vie

La vie des autres. Un des rares films pour lesquels j'ai fait la queue un samedi à la fnac des halles quand j'ai vu par hasard qu'il était sorti en DVD. Un film important sur la stasi, mais aussi sur l'amour et l'amitié, sur les convictions. Sur ce qu'on est prêt à sacrifier, prêt à donner.
Un film absoluement superbe.


10. Un film qui vous a donné envie de tomber amoureuse

Love actually ! Un film sur l'amour magnifique, avec de si beaux acteurs, une b.o si douce, un film que j'ai vu et revu et que je reverrai encore !





11. Un film qui vous a fait vous tordre de rire

Euh... Il était une fois ? ;-)



12. Un film qui vous a révélé un acteur que vous suivez à présent

Malheureusement je ne pourrais plus le suivre mais The Dark Knight qui m'a révélé un Heath Ledger plus qu'époustouflant



13. Un film qui vous a fait pleurer comme une madeleine

Je pleure rarement devant les films. Mais je n'ai pu m'empêcher d'avoir le coeur plus que serrer devant "Il y a longtemps que je t'aime" de Philippe Claudel et ce du début à la fin. Et même si je me souviendrai toujours de la dernière phrase, j'y vais toujours de ma larme à la fin de "La vie des autres".



14. Un film dont vous avez aimé un personnage en particulier

The Dark Knight. J'ai beaucoup aimé la dualité de Batman lui même. Mais parce que j'aime les badboys, le personnage que j'ai aimé en particulier c'est bien sûr le joker




15. Un film que vous regardez chaque année

Je n'ai pas de constante, j'ai très peu de DVD donc en général je ne vois les films qu'une seule fois. Mais les films que je reverrais volontiers sont, dans le désordre : l'effet papillon, the dark knight, il y a longtemps que je t'aime, Slumdog millionnaire et j'en oublie sûrement plein !

Et parce que je suis adorable, je tague Stéphanie pour un cinéma en vert et jaune ;-)

PS : Sandrine, tu remarqueras le bleu à chaque image :-) (bon ok j'ai triché pour Edouard aux mains d'argent mais bon, l'argent vaut tout le bleu du monde :-)) (et j'ai triché pour Colin Firth aussi mais honnêtement, Colin prenant une douche de café, comment passer à côté ?) (et pour le joker aussi mais il ne fallait pas s'attendre à trouver un méchant tout coloré de bleu !)
;-)


Par Emeraude - Publié dans : Portraits
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Samedi 14 novembre 2009

Marianna est en week-end avec ses enfants. Alors qu'elle s'amuse avec les cordes de Tarzan, elle tombe littéralement sur Janne.
Il l'appellera donc Tarzan. Même si lui est riche à ne savoir qu'en faire alors qu'elle élève seule ses deux enfants en bas âge avec un emploi du temps de prof à mi-temps.

Ca vous semble un peu cliché? "Le mec de la tombe d'à côté aussi" semble cliché aussi quand on en parle. Pourtant ce dernier avait un vrai quelque chose, de vraies réflexions sur les différences à surmonter dans le couple.

Malheureusement, j'avoue n'avoir rien trouvé de tout ça dans Les larmes de Tarzan.

Comme dans Le mec de la tombe d'à côté, les points de vue narratifs sont alternés entre Tarzan (Marianna donc) et Janne et parfois les enfants. C'est mignon car c'est écrit comme un enfant parle mais bon, ça n'apporte pas grand chose au texte.
Comme dans Le mec de la tombe d'à côté, ça pourraît être drôle et les personnages pourraient être attachants.
Mais non, cette fois la sauce n'a pas prise et j'ai trouvé l'histoire banale du début à la fin. (Avec peut-être un ou deux passages qui auraient pu rendre l'histoire un peu plus originale mais finalement, non)

Enfin j'exagère, on ne peut pas dire que le happy end soit un vrai happy end. Et je dois reconnaître que l'auteure sait montrer la vraie complexité des relations.             

Mais je ne sais pas pourquoi, cette fois, je me suis vraiment ennuyée. Je n'ai trouvé ça ni drôle, ni touchant, ni intéressant... Non j'avoue avoir été très déçue par ce titre là.
Par Emeraude - Publié dans : Littérature suédoise
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Jeudi 12 novembre 2009
La narratrice vit sur une île où les choses disparaissent. Elle se souvient qu'enfant, sa mère avait un tiroir où elle cachait les objets disparus. Sa mère s'en souvenait, alors qu'elle non. Pourquoi sa mère pouvait s'en souvenir alors que le reste de l'île avait oublié tous ces objets disparus ? Et puis la narratrice a grandi, elle est devenue romancière. Elle vit seule dans la maison de ses parents, elle va voir le grand-père qui vit sur son ferry, qui a disparu bien des années auparavant...

C'est très étrange ce roman, comme tous les romans de cette auteure je crois. Mais si je n'en ai lu qu'un seul, je crois pouvoir dire que celui là est encore plus étrange.

La narratrion est très douce. Et pourtant tout est si étrange ! L'ambiance dans l'île est comme celle d'une guerre. La police secrète est à l'affût des traqueurs de souvenirs. Il est de plus en plus difficile de se procurer à manger. Mais les habitants de l'île ne s'en font pas. Tout a beau disparaître au fur et à mesure, c'est ainsi...
Pourtant la narratrice se pose beaucoup de questions.

On retrouve ses angoisses dans ces romans, qui traitent tous de quelque chose qui a disparu. On a le plaisir de lire son manuscrit en cours d'écriture, qui parle d'une dactylographe qui a perdu sa voix.
Encore une fois c'est très étrange !

La 4è de couverture dit que c'est kafkaïen. Et c'est vrai. Je ne pourrais trouver de meilleur adjectif.
C'est impossible à imaginer, c'est loin, c'est doux, c'est... kafkaïen donc. C'est vraiment extraodinaire. Dans tous les sens du terme.

Et alors que je croyais que ça serait lent et qu'il ne se passerait pas grand chose sinon disparition sur dispartion, ça ne l'est pas du tout.
La narratrice doit cacher R, son éditeur qui lui, se souvient. Et qui, de sa cachette, essaie de ramener les souvenirs à mademoiselle et à grand-père. Mais rien à faire, leurs coeurs n'est que cavité...

Je vais me répéter mais c'est tendre, c'est doux, c'est difficile, c'est beau, c'est laid aussi de voir toutes ces choses disparaître du coeur des habitants de l'île, c'est extraordinaire.

J'en parle mal. C'est finalement très difficile de mettre des mots sur cette histoire... L'effet que j'ai ressenti est vraiment difficile à décrire. Une sorte d'incompréhension et d'angoisse. Alors que la relation entre les personnages est si douce.
Peut-être que la tendresse que j'ai ressenti vient de là. Des sentiments. Alors que la narratrice, au vu de son roman, est vraiment très angoissée par toutes ses disparitions même si elle les acceptent car elle ne peut pas faire autrement de toute façon.

Bref.
C'est magnifique. Extraordinaire. Vraiment très très bien.

PS : encore bravo à Actes Sud pour cette couverture, sublime, et qui représente bien l'atmosphère si étrange, douce et angoissante de ce roman...
Par Emeraude - Publié dans : Littérature japonaise
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Lundi 9 novembre 2009
Ce qui rythme mon automne à moi, dans le désordre le plus total :

- This is It !!!! Oui, je suis une grande fan de Michaël Jackson et je ne me suis jamais levée aussi rapidement que le jour où j'ai entendu à la radio qu'il était mort. Oui je l'écoute en boucle ou presque. Oui j'aimerais acheter tous les livres sur lui (enfin tous les livres avec des images, ces biographies attestées, contestées etc... pas vraiment!). Bref, que ce soit This is It, Thriller, Remember the Time, state of shock, say say say... je l'aime !



- Grey's anatomy. Contrairement à beaucoup d'entre vous, je regarde très peu les séries télé (normal, je n'ai pas la télé). Mais je suis accro à Grey's anatomy et vive le streaming pour pouvoir les suivre au fur et à mesure !


- Solitaire city pour Iphone. Certaines font sauter des chiens sur facebook. D'autres sont accros à Doodle Jump sur Iphone. Moi c'est un jeu de carte tout bête auquel je jouais déjà quand j'avais 10 ans... mais que voulez-vous !


- La lecture ! Eh oui aussi bête que ça puisse paraître, en ce moment j'en ai plus que besoin et plus je lis, plus j'ai envie de lire !


- Noël ! La fête, pas mon chat (pour une fois ;-)) Parce qu'il y a déjà les décos de Noël dans ma rue, qu'au boulot ça fait un mois que c'est Noël et qu'il faut bien faire le père noël pour faire plaisir aux gens qu'on aime !


- Mes vacances de juin

Et enfin pour la 7è chose qui rythme mon automne, je vous suggère un petit jeu... A vous de deviner !!!
La plupart d'entre vous vont très vite le deviner alors pour corser un peu le  jeu, je vous propose de deviner aussi où seront les vacances de juin (parce qu'évidemment, ça a un rapport... mais bon je dis ça, je vous donne un indice!)



On me demande dans l'oreillette s'il y a cadeau à la clé... ma foi, c'est évident !

Ah et bien sûr, pour fêter son retour dans la blogosphère, je tag Goelen !
Par Emeraude - Publié dans : Portraits
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Lundi 9 novembre 2009
Voilà un court texte de la plume de Laurence Tardieu, illustré par Aude Samama.

Une femme, que j'imagine jeune, est allongée dans l'herbe. Et elle se laisse aller à rêver... Elle s'abandonne totalement. Elle va de l'enfance en passant par la quasi jouissance, jusqu'à la mort pour se réveiller et trouver l'amour...

Dit comme ça, ça paraît étrange.
Car finalement, avec sa plume qui me touche décidément à chaque fois, une plume douce, légère et profonde en même temps, Laurence Tardieu nous raconte les endroits où cette femme se rend lorqu'elle ferme les yeux et que son pied touche l'herbe fraîche... Ses souvenirs, ses désirs, ses peurs aussi...

C'est un simple texte où une jeune femme se souvient, ou essaie de se souvenir. Mes premières phrases donnent l'impression de quelque chose d'un peu mystique.
Ca l'est peut-être mais pour moi, encore une fois, j'ai juste eu le sentiment de lire un rêve.

Un doux rêve que j'ai pu ressentir comme la narratrice qui voit le visage de sa mère au dessus d'elle, comme lorsqu'elle était enfant. Un rêve qui devient un cauchemar quand les vagues qui la bercent doucement semblent l'emporter vers le fond des ténèbres, un rêve qui devient réalité quand le visage de cet homme apparaît au dessus d'elle, et qu'elle peut le toucher.

A l'abandon est un très court texte, dont les illustrations m'ont presque gênées car j'ai trouvé qu'elles rendaient le texte justement trop réel. Alors que le titre exprime si bien que cette femme se perd tout simplement dans ses pensées un jour d'été...
A l'abandon est donc un court texte sur lequel j'ai décidement beaucoup de choses à dire. Et comme à chaque fois avec les romans de Laurence Tardieu, je n'ai pas envie de m'arrêter, simplement parce que ça fait durer le plaisir de lecture.
Par Emeraude - Publié dans : Littérature française
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Samedi 7 novembre 2009
Parigramme se met au polar !! Polars parisiens évidemment, qui mettent en avant un quartier du Paris d'aujourd'hui.


Bénédicte et Rodolphe Verneuil emménagent dans un apparement qu'ils ont acheté, juste en face du cimetière du Père Lachaise. Un endroit qu'ils ont trouvé un peu pittoresque, une ambiance qui leur a plu car les enfants jouent seuls dans la rue et qu'on sent comme un air de village dans leur nouvelle rue...
Alors qu'ils emménagent, ils rencontrent leurs nouveaus voisins, Antoine et Laura, très sympathiques, qui dirigent une association qui aident les jeunes du quartier.
Tout semble donc aller pour le mieux (mis à part peut être leurs finances et les tonnes de travaux qu'ils ont à entreprendre) jusqu'à ce que Bénédicte retrouve un chat égorgé dans la cage d'escalier. Que le bistrot d'en face brûle et fasse un mort. Que leur compte en banque semble être piraté par Internet....


Caroline Sers a déjà écrit trois romans que je n'ai pas lu. Pourtant j'avoue avoir dans un premier temps trouvé ce polar plutôt mal écrit.
Et puis après 50 pages (sur 187), j'ai réussi à me prendre au jeu. A avoir un peu peur pour Bénédicte. A être déçue de voir que leur couple battait de l'aile... Mais j'avoue que très vite, cette Bénédicte a eu le don de m'énerver. C'est une petite godiche incapable de faire face et de prendre des décisions elle même ou de refuser une invitation à dîner... Ca fait évidemment partie du personnage mais je n'ai pu m'empêcher de vouloir la secouer.
Surtout quand elle fait confiance à sa voisine alors qu'elle ne la connaît même pas !

Donc c'était plutôt mal parti pour que j'apprécie vraiment ce polar.
Et encore une fois, un petit rebondissement dans l'histoire a éveillé mon intérêt. La police intervient après l'incendie du bistrot et comme dans beaucoup de polars, le procédé narratif qui alterne les histoires a réussi à faire augmenter le suspens.

Et je dois aussi dire que beaucoup de sujets sont traités : le changement de population dans l'est parisien, l'augmentation des prix de l'immobilier dans la capitale, la salubrité de certains immeubles, le piratage Internet évidemment...
C'est sûr que Parigramme a réussi son coup : on lit là du Paris d'aujourdhui !

Et pourtant la sauce n'est pas vraiment montée. Ou alors quand elle est montée, elle est vite redescendu. Pour peut-être remonter un coup car, si les réactions de la voisine sont démesurées (bien qu'expliquées mais bon, l'auteur aurait pu pousser un peu plus dans la psychologie (mais là il fallait écrire encore autre chose je pense)) et que la fin n'a rien d'extraordinaire, j'avoue avoir été très surprise par le dernier paragraphe.

Pour conclure : ce n'est pas mauvais. Ce n'est pas un mauvais roman on va dire. Ca pourrait presque être un bon roman social.
Mais ce n'est pas un bon polar.

Alors au final ? Lire les autres polars de la collection pour pouvoir se faire un avis plus général de la nouveauté Parigramme! :-)
Par Emeraude - Publié dans : Littérature française
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Jeudi 5 novembre 2009

Le narrateur a rencontré Ava lors d'un examen de version anglaise à la Sorbonne. Ils avaient vingt ans, ils ont mis un an à s'embrasser.
Plus qu'une histoire d'amour ou son histoire avec Ava, l'auteur raconte surtout Ava.

Une rencontre, un amour, une vie, une attirance bien sûr en 100 pages seulement.
Peu de mots pour décrire beaucoup.

Il y a de très belles réflexions sur l'amour : "Toutes les personnes qu'on aime sont des dieux sur Terre". La raison pour laquelle Ava est la femme de sa vie.
Se quitter pour mieux se retrouver. S'aimer sans le savoir...

"Les aimants" est donc un beau texte. Un texte fort c'est vrai.
Pourtant je n'ai pas été aussi touchée que je l'esperais. Sûrement parce que j'en avais trop entendu sur ce roman. Et peut-être aussi parce que je ne peux m'empêcher de comparer ce genre de texte à "Un temps fou" et que décidément, je n'ai encore jamais réussi à trouver un autre roman qui me fasse autant vibrer.
Par Emeraude - Publié dans : Littérature française
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Dimanche 1 novembre 2009
Mariam vit seule avec sa mère. Elle attend avec impatience son père qui vient lui rendre visite chaque jeudi. Son père a déjà trois femmes et neuf enfants, c'est un homme riche qui a "accidentellement" mis enceinte la mère de Mariam, une de ses domestiques.
A 15 ans, pour la première fois de sa vie, Mariam veut retrouver son père et rejoint la ville à pied. Elle passe la nuit devant la porte car personne ne veut lui ouvrir. Cet acte aura des conséquences qui mèneront à un mariage avec Rasheed, de 30 ans son aîné, marchand de chaussures à Kaboul.
Quand Mariam se marie, une de ses voisines met au monde Laïla. Une enfant joyeuse qui va à l'école, dont le père espère qu'elle ira à l'université, qui ne connaîtra jamais ses deux grands frères tués à la guerre et qui passe son temps à jouer avec son meilleur ami et voisin, Tariq.
Les destins de Mariam et Laila vont alors se lier...


J'avais un très fort souvenir des cerfs-volants de Kaboul. Un rythme soutenu, jamais un moment d'ennui. Un livre très dur. J'ai donc été d'abord très déçue par ce roman que je trouvais très long et descriptif.
Le roman est composé de quatre parties.
La première concerne Mariam. La deuxième Laila. Et enfin, lors de la troisième partie leurs destins vont se lier et c'est seulement à ce moment là que j'ai accroché à ce roman.

Pourtant c'est un bon roman.
Un roman qui retrace l'histoire de l'Afghanistan depuis 40 ans. Roman qui traite du sort des femmes dans ce pays, de l'évolution de leurs droits, de la guerre, de gens innocents tués...
C'est important qu'il y ait des romans de ce genre et j'ai non seulement appris des choses mais j'ai aussi été très vite attachée à ces deux femmes.

Alors oui c'est assez lent pendant une grosse moitié. Mais c'est important d'aller jusqu'au bout pour essayer de voir ces mille soleils splendides qui règnent au dessus des collines de la ville.
Et puis c'est une histoire atroce mais belle car pleine d'espoir...

PS : lu dans le cadre du challenge "Lire en VO" de Bladelor.
Par Emeraude - Publié dans : Littérature afghane
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